Sujet: Toute une finale (Montréal, Qc, 5718.9 km)
Date: Dimanche 12 août 2007 19:14:52
À tous ceux qui ont persévéré (à lire mes déblatérassions),
Comme vous avez pu le déduire du titre, je suis maintenant de retour.
Donc...
Montréal, Québec, 1765 km (oui oui, 1765)
Départ de Champaign vers 9h-9h30 (heure des montagnes). La température est clémente, chose agréable. Ça fait changement de la veille et du bien après la nuit dans le super Days Inn local (pire chambre que j'ai vu à date).
Le chemin est sans encombre quoique pas très stimulant.
Parenthèses: si un jour vous vous perdez jusqu'en Ohio ou, pire, Indiana, arrêtez dans un Bob Evans, leurs déjeûners en valent vraiment la peine (je crois qu'il y en a aussi dans l'état de New York).
Mais au moins il ne fait pas trop chaud... jusqu'au trafic (construction, quoi d'autre) à Indianapolis. Un peu plus de 30 minutes pour parcourir moins de 10 km, le tout au gros soleil (et j'ai généreusement dépassé pas la droite, droit de touriste (la voie de droite était déserte sur environ deux km avant d'être bloquée...)). La chaleur insupportable a encore trouver moyen de me rattraper...
Le reste jusqu'à la 90 se déroule sans histoire.
J'ai l'intention d'arrêter dans ce coin et continuer le long des Grands Lacs le lendemain. Mais la température tombe de plus en plus. Il fait finalement frais! C'en est trop, je me dois d'en profiter.
Je me dois de vous expliquer quelque chose ici. J'ai toujours un bidon d'essence de 5 litres (qui peut en contenir environ 6) sur la moto. Évidemment, je ne peux pas l'avoir plein dans ma chambre ce qui entraîne que je dois le transféré dans la moto avant d'arrêter. Corolaire: je dois faire jusqu'à 150 km entre le dernier plein et l'arrêt pour la nuit.
Vers 20h30, j'arrête faire le plein sans y penser. Bon, je roulerai de nuit un peu, c'est tout. Je passe donc sur la 86... erreur. Il n'y a rien. On dirait presque la 175 passé Stoneham ou la route du parc de la Vérendrie mais avec la qualité d'asphalte de la 30 dans le coin de Sorel (plus belles les routes aux États? Pas toujours...).
Quand j'aperçois finalement un établissement hôtelier ayant un nom connu (Days Inn même si je me suis juré de ne plus y passe de nuit) vers minuit, c'est pour apprendre qu'il sont complet. L'idée folle que j'ai eu plus tôt de pousser jusqu'à Montréal commence à être tentante...
Une heure plus tard, je décide de faire le plein à la première station service 24h que je vois depuis que je suis sur la 86. J'aime mieux rouler toute la nuit ou dormir dans un fossé que de tomber en panne d'essence...
Vers 2h je me dis que je suis probablement mieux de continuer. De toute façon la fatigue ne se fait pas sentir.
Je roule donc toute la nuit sous un ciel étoilé. Je n'ai finalement pas de difficulté à nourrir la monture régulièrement (beaucoup moins fréquemment depuis que la température est tombée). Cependant, il fait froid. J'ai maintenant le kit complet, cagoule et bas de laine compris. Les pauses servent autant à me réchauffer qu'à me reposer.
Un peu avant la sortie pour Pulaski, cette dernière franchis le cap des 30 000 kilomètres.
J'emprunte donc cette bretelle question de prendre une pause bien mérité. Il est environ 5h30, le soleil a commencé à teinter le ciel. Le premier commerce ouvert est une station service/magasin de chasse et pêche vendant aussi du café (bel exemple d'adaptation commerciale). Dans le grand stationnement, il y a aussi un pickup transformé en véhicule récréatif abordant une plaque du Québec. Le conducteur est un dénommé Laurent et nous jaserons pendant une bonne heure alors que le matin naît.
Je repars avec les lunettes fumées et la vitre teintée mais toujours aussi chaudement habillé.
Probablement pour me faire éviter des routes à péage (je l'espère), le GPS me fait quitter la 81 pour prendre la 11. Calvaire. Route à 55 (au lieu de 65) parsemée de villages au point qu'il y a plus long de tronçons entre 30 et 45 qu'à 55. En plus il n'y a aucune lumière de synchronisée. Je veux mourir, tuer, bref, ma courte patience (la fatigue prenant sont dû de ce côté) est rudement mise à l'épreuve.
Lorsque je tourne finalement sur la 56, je me dis que mon supplice est enfin terminé... non, au contraire, c'est pire.
Finalement je bifurque vers le pont entre Rooseveltown et Cornwall (Cornwall... mur de maïs? Ça prend bien des Ontariens... :p). Le pont du côté des États-Unis est rouillé mais tout de même en bonne condition. J'essaie de me préparer mentalement pour les douanes. Ils doivent être formés pour prendre le monde de court, il me pose des questions auxquelles je n'avais pas pensées (nom de l'ami que j'ai été visité... il croit avoir une chance de le connaître? :p). Il ne me demande même pas mon passeport. La seule ressemblance avec le côté états-unien est l'air bête. Vient ensuite une autre surprise: un poste de péage. Mon argent canadien est dans le fond de mes bagages et j''ai presque plus rien en US. 3,25 CAD ou 3 USD. Il me reste exactement 3 dollars américain (en papier) dans les poches. Ouf! Je passe ensuite sur le pond canadien... j'espère que le $3 que j'ai payé sert pour ce côté... la chaussée est plus maganée que la face de Jean-Marc Parent. Pour couronner le tout, à la fin il n'y a qu'une voie pour les deux sens grâce à de la merveilleuse construction. Qu'affiche la belle, joyeuse, enlevante et sublime petite pancarte au dessus du feu de circulation? La lumière change aux 3 minutes. Je ne sais plus si je veux rire ou pleurer. J'ai l'impression de ne pas avancer depuis les deux dernières heures. Selon le GPS il me reste 1h30 avant d'atteindre Montréal mais les derniers kilomètres ont été interminables...
Finalement j'embarque sur la 401. Je peux rouler, enfin! Le monde roule en débile. Je suis à 130 (je suis tanné, je veux arriver) et je me fais dépassé constamment. Suis-je bien en Ontario? De que cela aura l'air au Québec? Petit ralentissement pour un gros accident venant tout juste de se produire (plein de senteux arrêtés des deux côtés... ça va être bloqué tantôt...).
Le reste du chemin est plutôt sans histoire.
Arrivée: 11h15.
Je ferai donc les belles routes du Vermont avec Oli (sous la pluie?). De toute façon, c'est généralement plus intéressant à deux.
Kilométrage total: 10 845,7 km en 15 jours.
Je suis très content de l'avoir fait, mais il y a des grands bouts que je ne referai pas en moto, même pour tout l'or du monde. D'autres, cependant (Rocheuses!), j'espère grandement les reparcourir un jour...
À une prochaine!
JP
lundi 30 juin 2008
mercredi 25 juin 2008
De presqu'un océan à l'autre 12/13
Sujet: La petite tourette dans la prairie (Champaign, Illinois, 3953.9 km)
Date: Vendredi 10 août 2007 23:17:52
Canadiens, Canadiennes,
Quelques uns des points que je voulais écrire hier me sont revenus...
Premièrement, la monture à recommencé à boire. La chaleur fait que l'air est moins dense donc moins riche en oxygène entrainant une perte d'efficacité. Le même principe s'applique probablement à l'essence, donc moins de carburant à chaque plein.
J'ai eu un flash en roulant... Il y a des gens (et une bonne gang) qui on fait ce trajet (probablement en sens inverse mais ça ne change rien) en carriole... La même chose que moi mais pendant des semaines... bande de fêlés... : p
Je regardais le GPS et j'avais l'impression de rouler au milieu d'un échiquier géant d'une seule couleur. Toutes les routes formes des carrés égaux.
La connexion Internet est plus souvent qu'autrement assez mauvaise (encore aujourd'hui) (normalement j'aurais écrit "à chier" mais j'ai de la famille dans la liste d'envoi...). C'est certain que je ne dors pas dans les meilleurs hôtels, mais quand même... À moins que ce soit Big Brother qui surveille chaque paquet réseau...
MOI ALLER BIEN. MOI TRÈS BEAUCOUP PENSER À VOUS. MOI AVOIR DIFFICULTÉ PRENDRE PHOTOGRAPHIES BASES MILITAIRES MAIS MOI CONTINUER POUR AVENIR MOSCOU.
CAMARADE POPOV
fuckers
Il y a une ville (hum... ville... village?) nommée Ogallala. Je ne savais pas que des Bleuets avaient baptisé une place ici (Oh! R'gare là là) (Salut Tony!).
Il y a des stations services (parfois avec restaurant) nommés Kum & Go (http://www.kumandgo.com/)... je n'ai pas osé arrêter pour leur demander si leurs toilettes sont anormalement occupées...
Champaign, Illinois 715.1 km (lien Google maps)
Long, plate, trop chaud.
Je comprends le long mais pas le chaud: je suis passé près de Moscow.
Mais, lueur d'espoir, il a fait graduellement de moins en moins chaud jusqu'à se rendre à "presque acceptable". Je me croise les doigts pour demain.
J'ai besoin de température fraîche et de routes intéressantes...
Patiemment vôtre,
JP
Date: Vendredi 10 août 2007 23:17:52
Canadiens, Canadiennes,
Quelques uns des points que je voulais écrire hier me sont revenus...
Premièrement, la monture à recommencé à boire. La chaleur fait que l'air est moins dense donc moins riche en oxygène entrainant une perte d'efficacité. Le même principe s'applique probablement à l'essence, donc moins de carburant à chaque plein.
J'ai eu un flash en roulant... Il y a des gens (et une bonne gang) qui on fait ce trajet (probablement en sens inverse mais ça ne change rien) en carriole... La même chose que moi mais pendant des semaines... bande de fêlés... : p
Je regardais le GPS et j'avais l'impression de rouler au milieu d'un échiquier géant d'une seule couleur. Toutes les routes formes des carrés égaux.
La connexion Internet est plus souvent qu'autrement assez mauvaise (encore aujourd'hui) (normalement j'aurais écrit "à chier" mais j'ai de la famille dans la liste d'envoi...). C'est certain que je ne dors pas dans les meilleurs hôtels, mais quand même... À moins que ce soit Big Brother qui surveille chaque paquet réseau...
MOI ALLER BIEN. MOI TRÈS BEAUCOUP PENSER À VOUS. MOI AVOIR DIFFICULTÉ PRENDRE PHOTOGRAPHIES BASES MILITAIRES MAIS MOI CONTINUER POUR AVENIR MOSCOU.
CAMARADE POPOV
fuckers
Il y a une ville (hum... ville... village?) nommée Ogallala. Je ne savais pas que des Bleuets avaient baptisé une place ici (Oh! R'gare là là) (Salut Tony!).
Il y a des stations services (parfois avec restaurant) nommés Kum & Go (http://www.kumandgo.com/)... je n'ai pas osé arrêter pour leur demander si leurs toilettes sont anormalement occupées...
Champaign, Illinois 715.1 km (lien Google maps)
Long, plate, trop chaud.
Je comprends le long mais pas le chaud: je suis passé près de Moscow.
Mais, lueur d'espoir, il a fait graduellement de moins en moins chaud jusqu'à se rendre à "presque acceptable". Je me croise les doigts pour demain.
J'ai besoin de température fraîche et de routes intéressantes...
Patiemment vôtre,
JP
lundi 16 juin 2008
De presqu'un océan à l'autre 11/13
Sujet: Elle est de retour pour de vrai (Walnut, Iowa, 3238.8 km)
Date: Jeudi 9 août 2007 23:03:01
À qui le veut,
Ça ne sera pas très long, je suis complètement crevé.
Walnut, Iowa, 790.8 km, (lien Google maps)
En gros la journée fut très chaude et longue. Pas très stimulant comme route... tellement que j'ai même dit bonjour à des vaches en passant (elles n'ont même pas bronché, pourtant je leur ai parlé dans leur langue...). Le motard pense à sa blonde, douda, douda....
Il me semble que j'avais plein de choses à conter mais là il n'y a rien qui vient... Peut-être demain ça me reviendra.
Suintement vôtre,
JP
Date: Jeudi 9 août 2007 23:03:01
À qui le veut,
Ça ne sera pas très long, je suis complètement crevé.
Walnut, Iowa, 790.8 km, (lien Google maps)
En gros la journée fut très chaude et longue. Pas très stimulant comme route... tellement que j'ai même dit bonjour à des vaches en passant (elles n'ont même pas bronché, pourtant je leur ai parlé dans leur langue...). Le motard pense à sa blonde, douda, douda....
Il me semble que j'avais plein de choses à conter mais là il n'y a rien qui vient... Peut-être demain ça me reviendra.
Suintement vôtre,
JP
dimanche 1 juin 2008
De presqu'un océan à l'autre 10/13
Sujet: Au pays des cowboys (Kimball, Nebraska, 2448 km)
Date: Jeudi 9 août 2007 0:03:25
Très cher lecteur, lectrice,
Tout d'abord, la rectification d'un oubli. Hier j'ai vraiment eu l'impression d'être rendu dans le Far West. La déco de tous les restos comprend des selles, chapeaux de cowboy et d'autres objets du genre. De plus, des cadavres de buisson roulent de temps en temps à travers la route. Finalement, l'animal le plus commun dans le paysage est le cheval. Yeeeha.
Kimball, Nebraska, 863,7 km (lien Google maps)
Départ à 9h grâce au gentil coup de téléphone (tellement mieux qu'une station de country) qui m'a réveillé à l'heure souhaitée et à la bonne demie heure perdue à attendre au téléphone pour faire déverrouiller l'accès à mon compte TripAwards (j'ai fini pas raccrocher avant de pouvoir parler à un agent. D'ailleurs... For english press 1 (j'ai essayé le français plus tôt sans avoir de réponse, essayons voir s'ils ont plus d'agents anglophones), blablabla... pour du support concernant le site web faites le 3, blablabla pour un compte verrouillé faites le 2, Votre compte a pu être verrouillé suite à blablabla. Pour le déverrouiller, veuillez parler avec un de nos agents. Pour retourner au menu précédant faites le 1, pour retourner au menu principal faites le 2, pour parler avec un de nos agent faites le 0. *&?%*?%/$&$*%"&?%"/%/$*&%/*%?"$. 5 minutes de gossage pour me faire dire de peser sur 0 pour me faire mettre en attente? Rrrontudju comme aurait dit l'autre...).
Je débute la journée par un petit détour (littéralement, je reviendrai ensuite sur mes pas... hum... traces... hum... par le chemin inverse) question de voir le lac, tant qu'à être dans le coin. Après 5 minutes de route, je suis à quelques mètres de ses berges... wof. Un grand lac vide avec des montagnes en arrière plan. En plus ça pu le bord de mer en concentré avec une vile touche (assez marquée). Mais bon, je l'ai vu.
Moins de 10 minutes d'autoroute et je me retrouve dans les montagnes que j'ai vu sans jamais parcourir hier. Rien d'époustouflant, mais c'est quand même bien.
D'ailleurs, c'est plutôt frais. J'étais juste bien en ville sur le mesh mais là il fait froid. Premier arrêt pour mettre la couche externe du manteau, les pantalons de moto et les gants longs.
Les montagnes durent une heure et demie (je suis content d'avoir ajouté des pelures!). Par la suite, la route devient rectiligne mais garde du relief. Le paysage n'est pas ennuyant sans être à couper le souffle. Mais le mieux est la température: je garde les pantalons jusqu'à midi et demi et la couche externe du manteau restera jusqu'à mon arrivée.
J'ai compris pourquoi notre service de voirie enlève les animaux morts des bords de route. C'est plutôt macabre de voir des cadavres de cerfs dans un état plus ou moins avancé de décomposition de façon régulière. Je vous épargne les détails et les odeurs...
J'ai croisé beaucoup de motards depuis deux jours. Je ne me suis pas encore habitué à les voir presque tous sans casque. Aussi, je ne vois que du Harley. J'ai dû croiser moins de 5 non états-unienne... On se croirait dans un film à les voir sur leur chopper, les cheveux au vent.
Puisque la température a été fraîche, j'ai décidé d'en profiter et de rouler le plus possible. Je me suis arrêté quand j'ai commencé à être buzzé et ce fut à Kimball, Nebraska après 863,7 kilomètres.
Fait inquiétant: dès que j'ai passé la frontière du Nebraska, il a commencé à faire trop chaud... coïncidence? J'ai un peu peur pour demain... Effectivement, ils annoncent 88 pour Cheyenne (que je viens de passer) et 93 pour Omaha (vers laquelle je vais me diriger).
À la demande de plusieurs, voici le trajet proposé par le GPS jusqu'à Montréal (que je suivrai probablement).
Le GPS me fait contourner les routes à péage, d'où possiblement la différence avec Google Maps.
Demain:
- direction Montréal (j'ai mis cette destination dans le GPS question de ne plus faire de détour pour aller dans une grande ville, i.e.: Salt Lake City)
- arrêt à quelque part entre Lincoln, Nebraska et Kansas City, Missouri
- il va faire chaud...
Au plaisir de vous revoir enfin,
JP
Date: Jeudi 9 août 2007 0:03:25
Très cher lecteur, lectrice,
Tout d'abord, la rectification d'un oubli. Hier j'ai vraiment eu l'impression d'être rendu dans le Far West. La déco de tous les restos comprend des selles, chapeaux de cowboy et d'autres objets du genre. De plus, des cadavres de buisson roulent de temps en temps à travers la route. Finalement, l'animal le plus commun dans le paysage est le cheval. Yeeeha.
Kimball, Nebraska, 863,7 km (lien Google maps)
Départ à 9h grâce au gentil coup de téléphone (tellement mieux qu'une station de country) qui m'a réveillé à l'heure souhaitée et à la bonne demie heure perdue à attendre au téléphone pour faire déverrouiller l'accès à mon compte TripAwards (j'ai fini pas raccrocher avant de pouvoir parler à un agent. D'ailleurs... For english press 1 (j'ai essayé le français plus tôt sans avoir de réponse, essayons voir s'ils ont plus d'agents anglophones), blablabla... pour du support concernant le site web faites le 3, blablabla pour un compte verrouillé faites le 2, Votre compte a pu être verrouillé suite à blablabla. Pour le déverrouiller, veuillez parler avec un de nos agents. Pour retourner au menu précédant faites le 1, pour retourner au menu principal faites le 2, pour parler avec un de nos agent faites le 0. *&?%*?%/$&$*%"&?%"/%/$*&%/*%?"$. 5 minutes de gossage pour me faire dire de peser sur 0 pour me faire mettre en attente? Rrrontudju comme aurait dit l'autre...).
Je débute la journée par un petit détour (littéralement, je reviendrai ensuite sur mes pas... hum... traces... hum... par le chemin inverse) question de voir le lac, tant qu'à être dans le coin. Après 5 minutes de route, je suis à quelques mètres de ses berges... wof. Un grand lac vide avec des montagnes en arrière plan. En plus ça pu le bord de mer en concentré avec une vile touche (assez marquée). Mais bon, je l'ai vu.
Moins de 10 minutes d'autoroute et je me retrouve dans les montagnes que j'ai vu sans jamais parcourir hier. Rien d'époustouflant, mais c'est quand même bien.
D'ailleurs, c'est plutôt frais. J'étais juste bien en ville sur le mesh mais là il fait froid. Premier arrêt pour mettre la couche externe du manteau, les pantalons de moto et les gants longs.
Les montagnes durent une heure et demie (je suis content d'avoir ajouté des pelures!). Par la suite, la route devient rectiligne mais garde du relief. Le paysage n'est pas ennuyant sans être à couper le souffle. Mais le mieux est la température: je garde les pantalons jusqu'à midi et demi et la couche externe du manteau restera jusqu'à mon arrivée.
J'ai compris pourquoi notre service de voirie enlève les animaux morts des bords de route. C'est plutôt macabre de voir des cadavres de cerfs dans un état plus ou moins avancé de décomposition de façon régulière. Je vous épargne les détails et les odeurs...
J'ai croisé beaucoup de motards depuis deux jours. Je ne me suis pas encore habitué à les voir presque tous sans casque. Aussi, je ne vois que du Harley. J'ai dû croiser moins de 5 non états-unienne... On se croirait dans un film à les voir sur leur chopper, les cheveux au vent.
Puisque la température a été fraîche, j'ai décidé d'en profiter et de rouler le plus possible. Je me suis arrêté quand j'ai commencé à être buzzé et ce fut à Kimball, Nebraska après 863,7 kilomètres.
Fait inquiétant: dès que j'ai passé la frontière du Nebraska, il a commencé à faire trop chaud... coïncidence? J'ai un peu peur pour demain... Effectivement, ils annoncent 88 pour Cheyenne (que je viens de passer) et 93 pour Omaha (vers laquelle je vais me diriger).
À la demande de plusieurs, voici le trajet proposé par le GPS jusqu'à Montréal (que je suivrai probablement).
Le GPS me fait contourner les routes à péage, d'où possiblement la différence avec Google Maps.
Demain:
- direction Montréal (j'ai mis cette destination dans le GPS question de ne plus faire de détour pour aller dans une grande ville, i.e.: Salt Lake City)
- arrêt à quelque part entre Lincoln, Nebraska et Kansas City, Missouri
- il va faire chaud...
Au plaisir de vous revoir enfin,
JP
lundi 26 mai 2008
De presqu'un océan à l'autre 9/13
Sujet: C'est recommencé (Salt Lake City, Utah, 1584.3 km)
Date: Mercredi 8 août 2007 0:09:15
À qui de droit,
Malgré que la journée fut normalement longue, le récit sera assez court...
Départ vers 11h15. Température acceptable quoique tirant vers le trop chaud (ça annonce bien...). Gros soleil.
La route fut plate et droite mais la vitesse limite est maintenant de 75 miles à l'heure. Ça commence à rouler pas à peu près...
Un peu avant Boise, des montagnes se dessinent à l'horizon. Enfin! Autre chose que de la plaine (qui commence à être chaude... vivement de l'air montagnais frais). Ah, non ça tourne avant les montagnes... pas grave, on les traversera un peu plus tard, c'est tout. Une heure plus tard, je longe toujours les montagnes (à ma gauche). Cependant, d'autres apparaissent à ma droite. Ah ha! Elles vont bien se rejoindre...
Finalement, le mieux que j'aurai traversé aura été une petite descente d'un plateau et deux côtes. Woupidouha. Que d'aventures.
La chaleur fut sur la limite du supportable à partir de 14h environ.
Seul point positif fut le petit restaurant fort sympathique de Snowville (Ranch House Dinner). Bouffe moyenne mais bon prix et personnel très agréable.
L'arrivée à Salt Lake City se fit dans la canicule. Je regardais la température de la moto monter doucement malgré la vitesse (60) à laquelle je roulais. Finalement l'aiguille est restée en zone non critique. Premier arrêt: Howard Johnson Express. Après 3-4 minutes à attendre que le commis finisse d'expliquer à quelqu'un (qui avait vraiment, mais vraiment pas l'air vite vite) le chemin un autre employé arrive. 30 secondes plus tard, je ressors sachant que tout est booké partout sauf peut-être plus au nord ou à l'ouest. Je me dirige donc vers un Super 8 situé quelques 10 km (à vol d'oiseau) à l'ouest. Il reste des chambres mais, même avec un tarif corporatif (je voyage pour Expedia après tout), la chambre est deux fois plus chère qu'hier et c'est la même chaîne. Au moins la chambre est une bonne coche au dessus de l'autre...
Dorénavant, je vais éviter de passer les nuits dans les grandes villes: c'est presque toujours du trouble pour trouver une chambre et c'est plus cher. Comme le soir je soupe et ensuite je reste dans ma chambre, il n'y a pas grande différence pour moi que ce soit au milieu de Manhattan ou de Saint-Meuh-Meuh-des-Profondeurs (et il y en a dans le coin... Snowville: 177 habitants).
Le trajet d'aujourd'hui.
Demain.
Prédiction: long et plate.
Au plaisir de lire vos réponses,
JP
Date: Mercredi 8 août 2007 0:09:15
À qui de droit,
Malgré que la journée fut normalement longue, le récit sera assez court...
Départ vers 11h15. Température acceptable quoique tirant vers le trop chaud (ça annonce bien...). Gros soleil.
La route fut plate et droite mais la vitesse limite est maintenant de 75 miles à l'heure. Ça commence à rouler pas à peu près...
Un peu avant Boise, des montagnes se dessinent à l'horizon. Enfin! Autre chose que de la plaine (qui commence à être chaude... vivement de l'air montagnais frais). Ah, non ça tourne avant les montagnes... pas grave, on les traversera un peu plus tard, c'est tout. Une heure plus tard, je longe toujours les montagnes (à ma gauche). Cependant, d'autres apparaissent à ma droite. Ah ha! Elles vont bien se rejoindre...
Finalement, le mieux que j'aurai traversé aura été une petite descente d'un plateau et deux côtes. Woupidouha. Que d'aventures.
La chaleur fut sur la limite du supportable à partir de 14h environ.
Seul point positif fut le petit restaurant fort sympathique de Snowville (Ranch House Dinner). Bouffe moyenne mais bon prix et personnel très agréable.
L'arrivée à Salt Lake City se fit dans la canicule. Je regardais la température de la moto monter doucement malgré la vitesse (60) à laquelle je roulais. Finalement l'aiguille est restée en zone non critique. Premier arrêt: Howard Johnson Express. Après 3-4 minutes à attendre que le commis finisse d'expliquer à quelqu'un (qui avait vraiment, mais vraiment pas l'air vite vite) le chemin un autre employé arrive. 30 secondes plus tard, je ressors sachant que tout est booké partout sauf peut-être plus au nord ou à l'ouest. Je me dirige donc vers un Super 8 situé quelques 10 km (à vol d'oiseau) à l'ouest. Il reste des chambres mais, même avec un tarif corporatif (je voyage pour Expedia après tout), la chambre est deux fois plus chère qu'hier et c'est la même chaîne. Au moins la chambre est une bonne coche au dessus de l'autre...
Dorénavant, je vais éviter de passer les nuits dans les grandes villes: c'est presque toujours du trouble pour trouver une chambre et c'est plus cher. Comme le soir je soupe et ensuite je reste dans ma chambre, il n'y a pas grande différence pour moi que ce soit au milieu de Manhattan ou de Saint-Meuh-Meuh-des-Profondeurs (et il y en a dans le coin... Snowville: 177 habitants).
Le trajet d'aujourd'hui.
Demain.
Prédiction: long et plate.
Au plaisir de lire vos réponses,
JP
mardi 20 mai 2008
De presqu'un océan à l'autre 8/13
Sujet: Journée complète (Ontario 935,2 km)
Date: Mardi 7 août 2007 2:52:59
Bonsoir mesdames et messieurs,
Le bulletin de ce soir vous parvient en direct d'Ontario, Oregon. C'est fou ce que les noms d'endroits sont moins original que l'on croit... Je connaissais déjà Beloeil, Montréal et St-Hubert en Belgique mais il y a pas mal de récupération seulement en Amérique du Nord.
Mais bon, les choses sérieuses maintenant.
Ontario, Oregon (614,9 km, lien Google maps (les détours y sont))
Le départ s'effectua vers les 11 heures. J'étais bien content de laisser derrière moi la toilette bouchée du Days Inn (elle ne m'a pas causé d'ennui (lire débordé) mais je plains la femme de ménage).
Ayant laissé le GPS en mode d'évitement d'autoroute, il me fit prendre la 14. Très belle route. Beau paysage, bonne vitesse moyenne et belles courbes. Je ne pouvais pas vraiment demander mieux.
La température était surprenamment fraîche. J'ai eu tôt fait d'ajouter une pelure au manteau et de mettre les pantalons de moto qui furent suivis par le polar pas très longtemps après.
Je l'ai suivie jusqu'au Brigde of the Gods où j'ai traversé en Oregon à Cascade Locks. Le pond est à 135 pieds au dessus de l'eau et, au milieu, son tablier est en métal (comme Victoria). La vue est assez spectaculaire en moto.
J'ai ensuite roulé sur la 84 qui, bien qu'étant une autoroute à deux voies, est très intéressante: beaux paysages et beaucoup de courbes puisqu'elle suit la rivière Colombia, elle-même coulant entre les montagnes.
À Moisier, j'aperçois une pancarte annonçant "Historic Columbia River Hightway". Ni une ni deux, je prends la sortie à droite. Ouin, l'autoroute historique traverse un village. Plutôt moyen. Arrive la fin du village et le début de la zone à 55 miles à l'heure. Ça monte, la vue est superbe. Je suis content de ma décision finalement. Et ça commence à tourner. Des très belles courbent entre 30 et 40 (vitesse suggérée en miles à l'heure). Une bonne droite qui me permet de doublé un pickup (le seul véhicule que je verrai allant dans la même direction que moi) pour ensuite tomber dans les vraies courbes. Hal-lu-ci-nant. Je me croyais au Tour de Corse mais sur deux roues... Les courbes (vitesse maximum de 30 à 20... et les 20 c'est 20, ils ne plaisantent pas) sont hyper serrées et presque tous en pensant soit montante, soit descendante. C'est pas des jokes, mon pied gauche a frotté à terre alors que je tournais à 30 km/h environ. Un des plus beaux moments du voyage assurément (lien Google maps).
J'ai pris une pause juste avant Rufus (est-il revenu?) où j'ai enlevé le polar et les pantalons.
À ce point, la nature est rendue plutôt brune, j'ai l'impression de m'approcher d'un désert. 30 minutes plus tard, je me retrouve dans une plaine. Bon... il faut chaud, c'est droit mais je voie encore les montagnes... pour un 15 minutes supplémentaire. Il faut un peu moins chaud que lors de mes 3 jours fatidiques au Canada et je me permets plus de pauses (à la première j'ai enlevé la couche externe du manteau).
Après 2 heures moins pires que je ne l'aurais crû, j'aperçois des montagnes en avant. 10 minutes plus tard, j'y pénètre. La température chute aussi soudainement que la route se met à tourner. Et ça tourne. La limite recommandée est entre 40 et 30 alors que c'est une zone de 65. Comme c'est à deux voies tout le long, je dépasse tout le monde, surtout les vans (lien Google maps).
Mais qui dit refroidissement climatique dit aussi dépression météorologique qui entraîne souvent de la pluie... Effectivement, le ciel est maintenant couvert et est même assez foncé devant. Vais-je rester sec?
Après quelques gouttes, je prends une pause au Hilgard Junction State Park (lien Google maps mais dans la partie de l'autre côté de la route). J'en profite pour prendre des photos de la monture (à la demande d'Oli).
30 secondes après que j'aille repris la route, celle-ci est mouillée. Il a plut il n'y a pas très longtemps. Plus je roule, plus c'est trempé (dommage, les courbes sont belles). Je crois que je rattrape une averse que j'aurais frappée de plein fouet si je ne m'étais pas arrêté...
15 minutes plus tard, la pluie semble vouloir devenir sérieuse. Ne voulant pas la sous estimer, je fais un autre arrêt pour mettre l'équipement complet de pluie, le tout sous haute surveillance. Effectivement, un Labrador caramel me regarde intensément de l'autre côté de la route (c'est en pleine campagne).
Dame Nature voulant me confirmer la justesse de mon choix, il se met à pleuvoir à verse pour la première fois de mon voyage. Ça tombe pendant une bonne demie heure. J'émerge finalement de l'autre côté de l'orage et j'ai le temps de sécher presqu'au complet avant d'arriver à Ontario vers 20h30 (j'ai perdu une heure, je suis de retour à l'heure des montagnes) après 614.9 km.
Demain: Salt Lake City (lien Google maps). Selon www.weather.com, ça serait ma dernière journée sans pluie avant vendredi... c'est à voir...
À bientôt,
JP
Date: Mardi 7 août 2007 2:52:59
Bonsoir mesdames et messieurs,
Le bulletin de ce soir vous parvient en direct d'Ontario, Oregon. C'est fou ce que les noms d'endroits sont moins original que l'on croit... Je connaissais déjà Beloeil, Montréal et St-Hubert en Belgique mais il y a pas mal de récupération seulement en Amérique du Nord.
Mais bon, les choses sérieuses maintenant.
Ontario, Oregon (614,9 km, lien Google maps (les détours y sont))
Le départ s'effectua vers les 11 heures. J'étais bien content de laisser derrière moi la toilette bouchée du Days Inn (elle ne m'a pas causé d'ennui (lire débordé) mais je plains la femme de ménage).
Ayant laissé le GPS en mode d'évitement d'autoroute, il me fit prendre la 14. Très belle route. Beau paysage, bonne vitesse moyenne et belles courbes. Je ne pouvais pas vraiment demander mieux.
La température était surprenamment fraîche. J'ai eu tôt fait d'ajouter une pelure au manteau et de mettre les pantalons de moto qui furent suivis par le polar pas très longtemps après.
Je l'ai suivie jusqu'au Brigde of the Gods où j'ai traversé en Oregon à Cascade Locks. Le pond est à 135 pieds au dessus de l'eau et, au milieu, son tablier est en métal (comme Victoria). La vue est assez spectaculaire en moto.
J'ai ensuite roulé sur la 84 qui, bien qu'étant une autoroute à deux voies, est très intéressante: beaux paysages et beaucoup de courbes puisqu'elle suit la rivière Colombia, elle-même coulant entre les montagnes.
À Moisier, j'aperçois une pancarte annonçant "Historic Columbia River Hightway". Ni une ni deux, je prends la sortie à droite. Ouin, l'autoroute historique traverse un village. Plutôt moyen. Arrive la fin du village et le début de la zone à 55 miles à l'heure. Ça monte, la vue est superbe. Je suis content de ma décision finalement. Et ça commence à tourner. Des très belles courbent entre 30 et 40 (vitesse suggérée en miles à l'heure). Une bonne droite qui me permet de doublé un pickup (le seul véhicule que je verrai allant dans la même direction que moi) pour ensuite tomber dans les vraies courbes. Hal-lu-ci-nant. Je me croyais au Tour de Corse mais sur deux roues... Les courbes (vitesse maximum de 30 à 20... et les 20 c'est 20, ils ne plaisantent pas) sont hyper serrées et presque tous en pensant soit montante, soit descendante. C'est pas des jokes, mon pied gauche a frotté à terre alors que je tournais à 30 km/h environ. Un des plus beaux moments du voyage assurément (lien Google maps).
J'ai pris une pause juste avant Rufus (est-il revenu?) où j'ai enlevé le polar et les pantalons.
À ce point, la nature est rendue plutôt brune, j'ai l'impression de m'approcher d'un désert. 30 minutes plus tard, je me retrouve dans une plaine. Bon... il faut chaud, c'est droit mais je voie encore les montagnes... pour un 15 minutes supplémentaire. Il faut un peu moins chaud que lors de mes 3 jours fatidiques au Canada et je me permets plus de pauses (à la première j'ai enlevé la couche externe du manteau).
Après 2 heures moins pires que je ne l'aurais crû, j'aperçois des montagnes en avant. 10 minutes plus tard, j'y pénètre. La température chute aussi soudainement que la route se met à tourner. Et ça tourne. La limite recommandée est entre 40 et 30 alors que c'est une zone de 65. Comme c'est à deux voies tout le long, je dépasse tout le monde, surtout les vans (lien Google maps).
Mais qui dit refroidissement climatique dit aussi dépression météorologique qui entraîne souvent de la pluie... Effectivement, le ciel est maintenant couvert et est même assez foncé devant. Vais-je rester sec?
Après quelques gouttes, je prends une pause au Hilgard Junction State Park (lien Google maps mais dans la partie de l'autre côté de la route). J'en profite pour prendre des photos de la monture (à la demande d'Oli).
30 secondes après que j'aille repris la route, celle-ci est mouillée. Il a plut il n'y a pas très longtemps. Plus je roule, plus c'est trempé (dommage, les courbes sont belles). Je crois que je rattrape une averse que j'aurais frappée de plein fouet si je ne m'étais pas arrêté...
15 minutes plus tard, la pluie semble vouloir devenir sérieuse. Ne voulant pas la sous estimer, je fais un autre arrêt pour mettre l'équipement complet de pluie, le tout sous haute surveillance. Effectivement, un Labrador caramel me regarde intensément de l'autre côté de la route (c'est en pleine campagne).
Dame Nature voulant me confirmer la justesse de mon choix, il se met à pleuvoir à verse pour la première fois de mon voyage. Ça tombe pendant une bonne demie heure. J'émerge finalement de l'autre côté de l'orage et j'ai le temps de sécher presqu'au complet avant d'arriver à Ontario vers 20h30 (j'ai perdu une heure, je suis de retour à l'heure des montagnes) après 614.9 km.
Demain: Salt Lake City (lien Google maps). Selon www.weather.com, ça serait ma dernière journée sans pluie avant vendredi... c'est à voir...
À bientôt,
JP
jeudi 15 mai 2008
De presqu'un océan à l'autre 7/13
Sujet: Et c'est reparti (Portland, Oregon, 320,3 km)
Date: Lundi 6 août 2007 2:26:46
Salutations à tous!
Premièrement, ma semaine de travail a bien été.
Le retour de la monture fut vendredi. Quel changement! Une moto neuve... avec une béquille centrale. Ça n'a pas été donné mais considérant tous ce qu'ils ont fait (inspected fuel system, adjusted throttle operation, inspected choke assembly, replaced plugs, adjusted valves, changed oil and filter, snyc carbs, adjusted idle speed, inspected and toped off coolant system, inspected air supply system, inspected evap system, inspected brake system, adjusted headlight aim, adjusted clutch, lubed all controlls, retoqued all nuts and bolts, adjusted steering bearings, installed center stand (copie intégrale, fautes comprises)) et qu'il y a vraiment une différence, ça vaut le prix.
Après une semaine de questionnement, délibération, changement d'idée, je suis finalement parti vers le sud. L'idée est d'aller à Salt Lake City (ça existe... http://tinyurl.com/3b5t3j ; ) ) en passant par Portland (Oregon, il y en 20 en tout).
Je suis donc parti vers 12h30 avec le réservoir plein. Après environ une heure d'autoroute (freeway 5), je me suis dit que j'ai le temps de faire les chemins de campagne. J'ai pris la première sortie et j'ai changé la configuration du GPS pour qu'il me fasse éviter les autoroutes. Quel choix judicieux! Pour environ 30 minutes de plus (temps de route estimé), j'ai fait plein de petites routes bordées de beaux paysages (pas les Rocheuses, mais bon), ayant des courbes et traversant des villes/villages. C'est ce que je vais faire à l'avenir...
Autre changement: je prends une pause de 10-15 minute à chaque heure et demie environ. Ça fait une grosse différence à la fin de la journée.
Vers 17h30 j'étais rendu à Portland. Je commençait à avoir faim. Sur mon chemin vers une chambre, la lumière d'essence c'est allumée pour la première fois: 290,7 km! C'est tout un record. Je sais que j'ai roulé moins vite (limites entre 40 et 55 hors des villes au lieu de 60 ou 70 constamment) mais tout de même! La tourette au garage a fait du bien... N'ayant pas le goût de rouler en soirée, je me suis trouvé une chambre... sans même faire le plein: 320.3 km! Woohoo! J'ai vidé mon bidon (comme je fais toujours question de ne pas l'avoir plein dans la chambre), je peux donc faire facilement 100 km avant d'arrêter pour de l'essence demain. : p
Au menu du 6 août: la 84 vers SLC (http://tinyurl.com/33t5bj). Je devrais arrêter à quelque part sur le chemin....
À bientôt,
JP
Date: Lundi 6 août 2007 2:26:46
Salutations à tous!
Premièrement, ma semaine de travail a bien été.
Le retour de la monture fut vendredi. Quel changement! Une moto neuve... avec une béquille centrale. Ça n'a pas été donné mais considérant tous ce qu'ils ont fait (inspected fuel system, adjusted throttle operation, inspected choke assembly, replaced plugs, adjusted valves, changed oil and filter, snyc carbs, adjusted idle speed, inspected and toped off coolant system, inspected air supply system, inspected evap system, inspected brake system, adjusted headlight aim, adjusted clutch, lubed all controlls, retoqued all nuts and bolts, adjusted steering bearings, installed center stand (copie intégrale, fautes comprises)) et qu'il y a vraiment une différence, ça vaut le prix.
Après une semaine de questionnement, délibération, changement d'idée, je suis finalement parti vers le sud. L'idée est d'aller à Salt Lake City (ça existe... http://tinyurl.com/3b5t3j ; ) ) en passant par Portland (Oregon, il y en 20 en tout).
Je suis donc parti vers 12h30 avec le réservoir plein. Après environ une heure d'autoroute (freeway 5), je me suis dit que j'ai le temps de faire les chemins de campagne. J'ai pris la première sortie et j'ai changé la configuration du GPS pour qu'il me fasse éviter les autoroutes. Quel choix judicieux! Pour environ 30 minutes de plus (temps de route estimé), j'ai fait plein de petites routes bordées de beaux paysages (pas les Rocheuses, mais bon), ayant des courbes et traversant des villes/villages. C'est ce que je vais faire à l'avenir...
Autre changement: je prends une pause de 10-15 minute à chaque heure et demie environ. Ça fait une grosse différence à la fin de la journée.
Vers 17h30 j'étais rendu à Portland. Je commençait à avoir faim. Sur mon chemin vers une chambre, la lumière d'essence c'est allumée pour la première fois: 290,7 km! C'est tout un record. Je sais que j'ai roulé moins vite (limites entre 40 et 55 hors des villes au lieu de 60 ou 70 constamment) mais tout de même! La tourette au garage a fait du bien... N'ayant pas le goût de rouler en soirée, je me suis trouvé une chambre... sans même faire le plein: 320.3 km! Woohoo! J'ai vidé mon bidon (comme je fais toujours question de ne pas l'avoir plein dans la chambre), je peux donc faire facilement 100 km avant d'arrêter pour de l'essence demain. : p
Au menu du 6 août: la 84 vers SLC (http://tinyurl.com/33t5bj). Je devrais arrêter à quelque part sur le chemin....
À bientôt,
JP
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