lundi 11 août 2025

Radisson: 2024-08-11 Lebel-sur-Quévillon - Relais 381

Levé de façon naturelle vers 6h30. C'est fou comme c'est plus facile d'avoir un beat de jour quand il n'y a rien à faire le soir...
Déjeuner continental au Motel du Lac, plein à la station service un coin de rue plus loin et départ vers 8h30. À la sortie de... la ville? le village? de la place, je vois que Gugule me dit de continuer sur le Chemin du Moulin sur lequel je suis plutôt que de tourner sur la 113. Je sait que cette route est majoritairement en gravelle... Après étude de la carte, c'est soit un peu plus de 100 km de gravelle ou un détour de 200 km par Amos. Gravelle it is. Après 10 min sur de l'asphalte qui a grandement besoin d'amour, il commence à mouillasser légèrement. Si je mets mon imperméable jaune fluo, il va probablement pas pleuvoir du tout et je serai plus visible. J'arrête donc pour le mettre. Idéalement, ça restera à 26° comme présentement ou même moins. Pendant que je fais ça, un semi passe (premier véhicule que je vois sur cette route). Je le rattrape quelque kilomètres plus loin où il y a un arrêt (en cas qu'il faudrait laisser passer de la machinerie de l'espèce de scierie). Le conducteur (98% de chance que ce soit un homme) me laisse passer. Je ne compte pas rouler très vite mais lui probablement encore moins. Je vois aussi un pancarte disant de signaler au CB les dépassements et autres choses que je n'ai pas le temps de lire. Je décide donc de ne pas perdre le semi et son CB. Je me rend compte assez vite qu'il ne m'a pas laisser passer parce que je roule plus vite que lui. C'est probablement plus pour m'éviter son nuage de poussière. Je décide donc de pousser. La Ibex est beaucoup plus stable que la 599 sur le gravier. Je suis aussi très content d'avoir pratiquer malgré que jamais à cette vitesse. Je me fais habituellement rattraper dans les courbes mais je reprends mon avance en ligne droite. Dans une courbe assez serrée, je crois que j'étais pas mal à la limite, j'ai senti la roue avant glisser un peu. Nous avons croisé quelques semis (qui semblaient s'attendre à me croiser, merci à mon escorte!) et pick-ups et dépassé une niveleuse qui "détapait" le chemin. Je trouvais que c'était plus mou depuis un bout aussi. Quelques dernières courbes intenses (comme une fin de tableau qui finit en force) et la route se termine à la jonction de la route Billy-Diamond qui est asphaltée. J'attends mon ami camionneur que j'ai perdu dans les dernières courbes. Je le salue lorsqu'il fait son arrêt et je part vers Matagami pour une pause et de l'essence.
Je prends ma pause au parc de la Rivière Bell - Porte des Rapides. Endroit sympatique. Selon la carte sur place, les sentiers ont l'air bien et font le tour de la ville. Peut-être une autre fois.
Je fais le plein de la moto et du bidon et direction relais 381.


Juste après le chemin du Moulin, arrêt obligatoire au poste d'enregistrement où la dame me demande nom, destination et lieu de résidence et elle s'assure que je sais dans quoi je j'embarque.
Pendant mes préparatifs, j'ai vraiment essayé de trouver une place où prendre une pause entre Matagami et la halte de la rivière Broadback mais sans succès. Après une heure de route, je commencer à chercher un endroit où m'arrêter. Au même moment où j'aperçois une indication d'un téléphone d'urgence dans 10 km il y a une éclaircie. Signe du ciel? Même chose à celle de 5 km, je me dis que ce n'est plus une coïncidence. Finalement, c'est (Télébec Louise) assez moche comme place pour se reposer un peu et manger des légumes réhydratés. Il y a plein de mouches en plus. Je décide de garder le jerky pour la halte.


50 minutes de route plus tard, je suis à la halte de la rivière Broadback. Belle petite place, plein de tables de picnic, deux panneaux informatifs sur la région (un historique, l'autre sur la nature) et deux belvédères. Bref, content de mon choix.









Je repars et, une vingtaine de kilomètres plus loin, je vois la halte de la rivière Rupert où j'arrêterai probablement à mon retour.
Il y a de plus en plus de zones où presque tous les arbres sont morts mais ils ont encore des branches et ne sont pas calcinés... Tordeuse? Je vais essayer de me renseigner au relais.
Après 90 minutes de route, j'arrive enfin. Mon postérieur en a sa claque et je suis fatigué. Le 100 km de gravelle a commencé la journée raide.
Le Relais 381 est vraiment pour les travailleurs et non pour les touristes (avec raison, la grande majorité des gens sont des autochtones ou des travailleurs). La chambre est assez grande et fonctionnelle malgré que très drab. Souper à 30$ style cafétéria. Goût correct mais bonne portion. La madame à la caisse (pour la cafétéria, l'essence et les chambres) a constamment l'air d'en avoir son truck.
C'est vraiment utilitaire comme place. Avoir pu, j'aurais poussé jusqu'à Radisson, 260 km plus loin. Mais bon, j'étais à bout et ma chambre était déjà réservée. Et ça sera la même chose pour le retour, Amos étant environ 80 km plus loin que Lebel-sur-Quévillon (mais pas de gravelle).




Il pleut par intermittence depuis mon retour de souper, donc pas de marche autour pour voir le rien à voir ambiant. Ce sera un autre couché tôt...

497,5 km

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