jeudi 14 août 2025

Radisson: 2025-08-13 Radisson

Réveil à 5h20, 10 min avant le cadran. La journée commence bien! Le temps est vraiment plus froid (7°) et il tombe encore de la bruine. Il vente aussi à écorner les boeufs. Elle se poursuit un peu moins bien... Durant les 2-3 min de marche jusqu'au restaurant, je réalise que je n'ai pas fait le plein. Je me souviens qu'il me reste pour 110 km d'essence selon l'estimation de l'ordinateur de la Ibex. Je ne sais pas à quel point c'est fiable. La station-service est déserte mais il est de bonne heure... Je demande à la gentille serveuse qui-a-des-tatous-jusqu'en-dessous-du-menton-et-qui-a-l'air-d'une-ex-crackhead-d'Homa-qui-est-dans-le-Nord-pour-refaire-sa-vie-et-ou-fuire-son-ancienne-et-ou-son-ex-pusher à quelle heure ouvre le Esso. Elle me répond 10h. Fuck. Elle me dit (à la blague) qu'elle me prêterait bien son auto mais qu'elle a des mags roses... Euh. OK. Je la remercie tout de même mais lui dis que mon but est de faire de la moto. Ha ha.
En attendant mon déjeuner (deux oeufs, trois grosses tranches de bacon un peu minces, patates en cubes et rôties pour un peu moins de 20$ avec pourboire) je regarde le trajet prévu pour aujourd'hui et ça fait 120 km avant de pouvoir mettre de l'essence. Ouin. De plus, les prévisions sont maintenant de 10° et 80% de pdp pour toute la journée. Re-ouin. Je regarde pour Radisson - LG1 - Chisasibi - Radisson - relais 381 et ça donne environ 500 km. Grosse journée mais pas impossible. J'essaie de changer ma réservation pour la visite de LG1 mais elles ne sont qu'aux deux jours, il n'y en a pas demain. J'aurais beaucoup aimé la visiter mais j'ai au moins vu la plus grande des deux. J'annule donc ma visite. Ça va me faire une journée qui a plus d'allure demain, surtout que la visite de LG1 dure, de mémoire, 3h. La serveuse s'excuse pour la lenteur et me dit que c'est un nouveau cook. Pas de trouble, j'ai maintenant tout mon temps. Finalement, je passe tout l'avant-midi dans ma chambre à lire et regarder des vidéos.
Vue poétique de la chambre


La grosse relaxation quoi. Il fait froid, il pleut presque toujours, de bruine à à siaux et il vente énormément. Je suis content de ne pas être sur la route, mon postérieur aussi. Sur l'heure du dîner, il ne pleut presque plus, j'en profite donc pour aller manger. En sortant, il fait presque soleil et le vent est pas mal tombé. J'en profite pour faire le plein (à 1,899$, ouch). Vers 14h, il y des percées d'ensoleillement et les rues commencent à sécher. J'en profite pour marcher 5 min et me rendre à Arts & Tresors Inouis Enr. J'arrive au bon moment, le gentil monsieur s'apprête à faire visiter la place à une dame et sa petite fille. Très intéressant comme place et l'homme est une mine d'informations. Il est arrivé à Radisson en 1979 pour quelques mois et n'est finalement jamais reparti. J'aimerais bien acheter quelque chose mais je voudrais que ce soit fait par les Cris de la région. Ce que je trouve intéressant vient de communautés de Colombie Britannique. Ce qui vient d'ici est soit trop gros (mocassins, capteurs de rêve) soit très traditionnel (bracelets de billes, boucles d'oreille avec des plumes,etc.). Je vais y penser et repasser demain, je devrai venir faire le plein de toute façon, c'est 305 km du Crevier de Chisasibi au relais 381, un peu trop juste à mon goût. Je retourne à la chambre et continue de lire. J'essaie de trouver quelque chose d'intéressant à la télé en soirée mais peine perdue. Je réalise que je n'ai pas écrit ma journée mais il commence à être tard. Je ferai ça demain.

0,2 km

mercredi 13 août 2025

Radisson: 2025-08-12 Relais 381 - Radisson

Levé vers 6h. Le ventilateur sur pied m'a permis de bien dormir malgré la chaleur. J'espérais que ça soit un peu plus frais rendu à cette latitude. Le déjeuner est honnête et pas trop cher à la cafétéria. Je fais le plein (à 1,80$ le litre) et départ vers 8h15. Je suis déjà inconfortable en partant, je suis dû pour une bonne pause. Ça tombe bien, c'est une petite journée de route aujourd'hui (240 km selon Gugule).
La halte du Lac Yasinski est plutôt ordinaire mais je jase avec un gars qui monte à Radisson pour le travail. Il est curieux d'en savoir plus sur la Ibex. Il a une Multistrada (achetée 42k neuve, ouch) et, selon lui, ce n'est probablement pas si mieux.
Le paysage est maintenant très différent de celui plus au sud.




Les derniers 100 km sont plus longs que prévu. Je dois arrêter arrêt 6 (6!) fois pour de la construction. Deux ont une minuterie de plus de 200 sec et deux autres sont avec un véhicule guide (dont un pendant plusieurs kilomètres). L'été est la saison de la réfection des routes au Québec, peu importe la région.




J'arrive au motel du Carrefour la Grande vers 11h30 et, encore une fois, claqué. Je suis maintenant au dessus du 53e parallèle! Je suis chanceux, ma chambre est déjà prête, je peux m'y installer plutôt que d'avoir à tout traîner jusqu'à cet après-midi. Je troque mes pantalons et bottes de moto pour des Bermudas et souliers. Je vois la pancarte de bienvenue à Radisson qui est au premier coin de rue plutôt que sur le bord de la route. Il n'y a presque pas de trafic, je pourrai possiblement la prendre en photo avec la moto... mais demain. Je m'achète un muffin anglais oeuf bacon à la station service / dépanneur / épicerie qui est à côté du motel / bar / restaurant ou je loge. Moins de 4$, il est à 50% de rabais (il doit dater de ce matin). Rien d'extraordinaire mais ça fait la job et la chaleur (27!) fait que je n'ai pas vraiment faim. Je marche un 2-3 minutes de plus et je suis à l'Auberge Radisson / résidences pour les employés d'Hydro / (et ce qui m'intéresse) accueil des visiteurs pour la visite de la centrale Robert-Bourassa (LG2). C'est un assez gros complexe qui fait un pâté de maison (quelle expression bizarre) à lui seul. Il y a une traditionnelle pancarte avec la distance de plusieurs grandes villes.


La visite est à 13h30 (et non 13h) et dure 4h(!). Il est environ midi et quart, j'ai donc amplement le temps de retourner à ma chambre prendre ma bouteille d'eau pour la visite. 10 minutes de marche (et de sueur) de plus et je suis de retour à l'accueil où je visite (vraiment complètement) le petit centre d'informations en attendant 13h30. Il est plusieurs fois mention du respect de l'environnement et des peuples autochtones, c'est un peu louche. La visite débute par une présentation vidéo mentionnant, entre autres, que le projet a débuté sans considérations pour la nature et les Cris qui habitaient la région mais que le tir a été corrigé par la suite. Plus crédible.
Nous embarquons ensuite dans un autobus Prévost (avec Hydro-Québec marqué dessus, on est loin de l'autobus scolaire de Manic-5) qui nous amène, par des chemins de gravelle que je trouverais possiblement un peu ardus en moto, à deux belvédères. Le barrage (principal, il y a aussi plusieurs digues) est immense. Il a 164 m de haut et 2,8 km de long. On ne peut seulement en voir qu'une partie à la fois. C'est impressionnant. C'est tellement immense que c'est impossible d'avoir une vision mentale complète, seulement théorique ou partielle. Juste l'évacuateur de crues est géant.
Vue du haut

Vue du bas


Ensuite, nous entrons dans le tunnel menant à la centrale et descendons de 125 m. La chauffeuse impressionne encore une fois en changeant l'autobus de direction une fois au bout. Ce n'est pas le même travail que de faire Montréal - Québec par la 20... La centrale souterraine est aussi immense mais est toute de même assez semblable à Manic-5 PA, juste en plus grand. En résumé, superbe visite.
À la fin, le guide nous dit que, pour ceux qui font la visite de LG1 (à 9h) demain, il y a de l'information au comptoir de l'accueil. Après avoir attendu que l'un des nombreux retraités du groupe (ils étaient plus de la moitié du groupe d'une vingtaine de personnes) ait terminé de poser toutes ses questions, on me conseil de partir de Radisson vers 7h-7h15 parce que les travaux ajoutent environ 30 min au trajet de normalement une heure. Ark.
Je suis affamé et je vais souper au resto du motel. C'est bien mais cher (comme pas mal tout ici). La Labatt 50 est toujours aussi bonne pour une bière commerciale.
La place ouvre à 6h, je serai donc bon pour y déjeuner avant de partir. Je mets l'alarme pour 5h30. Il n'est même pas 20h et je baille aux corneilles... Avant de me coucher, je ferme la fenêtre et pars le chauffage, c'est passé de 27° à 16. Il ne fera pas trop chaud demain. Il mouillasse présentement mais ils n'annoncent pas de pluie passé 7h. Mais entre 10 et 14. Je vais sortir le stock plus chaud demain...

239,2 km

lundi 11 août 2025

Radisson: 2024-08-11 Lebel-sur-Quévillon - Relais 381

Levé de façon naturelle vers 6h30. C'est fou comme c'est plus facile d'avoir un beat de jour quand il n'y a rien à faire le soir...
Déjeuner continental au Motel du Lac, plein à la station service un coin de rue plus loin et départ vers 8h30. À la sortie de... la ville? le village? de la place, je vois que Gugule me dit de continuer sur le Chemin du Moulin sur lequel je suis plutôt que de tourner sur la 113. Je sait que cette route est majoritairement en gravelle... Après étude de la carte, c'est soit un peu plus de 100 km de gravelle ou un détour de 200 km par Amos. Gravelle it is. Après 10 min sur de l'asphalte qui a grandement besoin d'amour, il commence à mouillasser légèrement. Si je mets mon imperméable jaune fluo, il va probablement pas pleuvoir du tout et je serai plus visible. J'arrête donc pour le mettre. Idéalement, ça restera à 26° comme présentement ou même moins. Pendant que je fais ça, un semi passe (premier véhicule que je vois sur cette route). Je le rattrape quelque kilomètres plus loin où il y a un arrêt (en cas qu'il faudrait laisser passer de la machinerie de l'espèce de scierie). Le conducteur (98% de chance que ce soit un homme) me laisse passer. Je ne compte pas rouler très vite mais lui probablement encore moins. Je vois aussi un pancarte disant de signaler au CB les dépassements et autres choses que je n'ai pas le temps de lire. Je décide donc de ne pas perdre le semi et son CB. Je me rend compte assez vite qu'il ne m'a pas laisser passer parce que je roule plus vite que lui. C'est probablement plus pour m'éviter son nuage de poussière. Je décide donc de pousser. La Ibex est beaucoup plus stable que la 599 sur le gravier. Je suis aussi très content d'avoir pratiquer malgré que jamais à cette vitesse. Je me fais habituellement rattraper dans les courbes mais je reprends mon avance en ligne droite. Dans une courbe assez serrée, je crois que j'étais pas mal à la limite, j'ai senti la roue avant glisser un peu. Nous avons croisé quelques semis (qui semblaient s'attendre à me croiser, merci à mon escorte!) et pick-ups et dépassé une niveleuse qui "détapait" le chemin. Je trouvais que c'était plus mou depuis un bout aussi. Quelques dernières courbes intenses (comme une fin de tableau qui finit en force) et la route se termine à la jonction de la route Billy-Diamond qui est asphaltée. J'attends mon ami camionneur que j'ai perdu dans les dernières courbes. Je le salue lorsqu'il fait son arrêt et je part vers Matagami pour une pause et de l'essence.
Je prends ma pause au parc de la Rivière Bell - Porte des Rapides. Endroit sympatique. Selon la carte sur place, les sentiers ont l'air bien et font le tour de la ville. Peut-être une autre fois.
Je fais le plein de la moto et du bidon et direction relais 381.


Juste après le chemin du Moulin, arrêt obligatoire au poste d'enregistrement où la dame me demande nom, destination et lieu de résidence et elle s'assure que je sais dans quoi je j'embarque.
Pendant mes préparatifs, j'ai vraiment essayé de trouver une place où prendre une pause entre Matagami et la halte de la rivière Broadback mais sans succès. Après une heure de route, je commencer à chercher un endroit où m'arrêter. Au même moment où j'aperçois une indication d'un téléphone d'urgence dans 10 km il y a une éclaircie. Signe du ciel? Même chose à celle de 5 km, je me dis que ce n'est plus une coïncidence. Finalement, c'est (Télébec Louise) assez moche comme place pour se reposer un peu et manger des légumes réhydratés. Il y a plein de mouches en plus. Je décide de garder le jerky pour la halte.


50 minutes de route plus tard, je suis à la halte de la rivière Broadback. Belle petite place, plein de tables de picnic, deux panneaux informatifs sur la région (un historique, l'autre sur la nature) et deux belvédères. Bref, content de mon choix.









Je repars et, une vingtaine de kilomètres plus loin, je vois la halte de la rivière Rupert où j'arrêterai probablement à mon retour.
Il y a de plus en plus de zones où presque tous les arbres sont morts mais ils ont encore des branches et ne sont pas calcinés... Tordeuse? Je vais essayer de me renseigner au relais.
Après 90 minutes de route, j'arrive enfin. Mon postérieur en a sa claque et je suis fatigué. Le 100 km de gravelle a commencé la journée raide.
Le Relais 381 est vraiment pour les travailleurs et non pour les touristes (avec raison, la grande majorité des gens sont des autochtones ou des travailleurs). La chambre est assez grande et fonctionnelle malgré que très drab. Souper à 30$ style cafétéria. Goût correct mais bonne portion. La madame à la caisse (pour la cafétéria, l'essence et les chambres) a constamment l'air d'en avoir son truck.
C'est vraiment utilitaire comme place. Avoir pu, j'aurais poussé jusqu'à Radisson, 260 km plus loin. Mais bon, j'étais à bout et ma chambre était déjà réservée. Et ça sera la même chose pour le retour, Amos étant environ 80 km plus loin que Lebel-sur-Quévillon (mais pas de gravelle).




Il pleut par intermittence depuis mon retour de souper, donc pas de marche autour pour voir le rien à voir ambiant. Ce sera un autre couché tôt...

497,5 km

dimanche 10 août 2025

Radisson: 2025-08-10 Roberval - Lebel-sur-Quévillon

Réveil (toujours sans cadran) à 6h et départ du motel vers 7h15. Déjeuner copieux au Mikes. Vrai départ vers 8h30.
À Saint-Félicien, Gugule ne me fait pas prendre le même chemin que l'année passée. Mais bon, je me retrouve tout de même sur la 167 vers Chibougamau. Ce n'est pas comme s'il y avait plus d'une route...
Je fais le plein à La Doré. J'ai maintenant en masse d'essence pour me rendre à la station à la jonction de la 167 et la 113. Vive la Ibex! Ce n'aurait pas été le cas avec ma vieille...
Plein et pause au Pétro-Canada (coin 167-113). De nouveau, en masse d'essence jusqu'à Lebel-sur-Quévillon. Vive la Ibex encore une fois!
La température oscille entre 32 et 33 degrés, il fait chaud.
À Waswanipi, je cherche sans succès une place à l'ombre pour prendre une pause (il y a un banc au CLSC mais...). Desmaraisville est plus petit alors je ne m'essaie même pas. À Miquelon, il n'y a même pas de rue, que quelques bâtisses sur le bord de la 113. Mais bon, l'arrêt que j'avais prévu est plus loins selon Gugule. Une fois rendu à l'emplacement désigné, il s'avère que c'est dans le milieu de nulle part (par après, j'ai vu que j'avais prévu arrêter à Waswanipi). Yé. Je continue en restant à l'affût d'une place potable pour arrêter.
Finalement, je vois une pancarte brune (donc fédérale?) indiquant une place de camping (avec toilettes et endroit pour manger (probablement des tables à picnic, ce qui me va amplement)) à 8 km de mon côté de la route. Parfait! Je tourne donc sur la route de gravelle. Je suis vraiment dû pour une pause mais (merci JP du passé) j'ai déjà pratiqué sur ce genre de route et la Ibex est faite pour cela donc je suis relativement en confiance. Je descends une bonne côte plutôt amochée mais tout ce passe bien. Je me dis que ça risque d'être plus difficile au retour mais bon, on verra. Le chemin est à peine plus large qu'une auto, je roule donc assez lentement et je fais particulièrement attention avant chaque courbe aveugle et chaque sommet de côte. Juste en sortant d'une courbe, je vois un pick-up qui arrive à sens contraire mais il ne roule pas vite lui non plus et on se croise sans problème. Je suis un peu surpris, je m'attends plutôt que ça roule en cowboy. Content de me tromper... J'arrive finalement au Lake Waswanipi Campground. La route de sépare en deux devient à sens unique. J'arrête pour lire la pancarte disant que c'est un lieu fait par le gouvernement et la communauté, c'est gratuit mais il est suggéré de faire une contribution de 5$ par jour... Et je ne lis pas le reste, je veux une pause. Je prends l'embranchement de droite (pas le choix, sens unique) qui n'existe pas selon Gugule. Après quelques minutes et une courbe à 90°, il y a plein de places de camping sur les deux côtés. Elles ont la longueur d'un pick-up avec une roulotte et deux fois la largeur. La plupart sont prises par exactement ça. J'en trouve une libre et elle a deux tables à picnic dont une partiellement à l'ombre. Bien que les places soient presque toutes prises, je ne vois personne. Ils doivent être au­/sur le lac. Je mange mes légumes déshydratés que j'ai mis dans l'eau de matin. L'eau est surprenamment bonne, un peu sucrée, probablement à cause des carottes. Celles-ci sont encore croquantes comme si elles avaient été légèrement blanchies. Les haricots sont un peu coriaces mais tout de même bons. Il faut trop chaud et je n'ai pas assez faim pour du jerky (mais encore merci Seb de m'en avoir si généreusement fait). Après une bonne pause, je repars. Il y une dizaine de pick-ups sur le bord du lac mais seulement un homme qui sort une embarquait on de l'eau. Il retourne mon salut d'un air surpris. Il doit y avoir rarement autre chose que des pick-ups qui se rendent là l'été. Reposé, le chemin du retour se fait super bien, même la côte redoutée. Dans une ligne droite je vois un camion s'en venir à sens inverse et relativement vite. Bon. Je roule le plus à droite possible et regarde pour un endroit où je pourrais arrêter pour le laisser passer. À ma surprise, c'est lui qui se tasse et arrête. Merci!
Je retrouve la 113 peu de temps après et file sur 72 km jusqu'au Motel du Lac où j'arrive à 15h pile. C'est presque la moitié du prix de celui d'hier, la chambre est beaucoup mieux (il y a un petit bureau où j'écris ce texte) et le déjeuner continentale est inclus.
Encore une fois, je suis claqué et j'ai chaud. L'air climatisé est beaucoup moins bruyant que celui d'hier et semble plus efficace. Je goûte finalement au jerky (sous le courant d'air frais). Épicé mais délicieux! (Encore merci Seb!)
Une fois que je me sens être revenu à une température normale, il est 16h45, je pars donc à pied pour la Pizzéria Quévillon où j'ai dîné l'année passée (il y a deux restos dont un fermé temporairement). 6 minutes plus tard, j'y suis et c'est moins souffrant qu'hier.
Toujours aussi bon mais il faisait chaud, ils sont en rénovations et pas d'air climatisé.
De retour à la chambre, je m'installe et je finis le compte-rendu d'hier et j'écris celui d'aujourd'hui tout en buvant 1.5 litre d'eau. Je me sens enfin normal après un bon souper et en masse d'eau. Il est 20h20 (oui, Anne, j'ai touché mon nez en passant à toi), il me reste un peu de temps pour relaxer mais je ne veillerai pas tard encore une fois. Mais le déjeuner commence seulement à 7h.
Demain: Matagami (où je dois remplir le bidon) et Relais 381.

505,7 km

Radisson: 2025-08-09 Saint-Hyacinthe - Roberval

Le départ est prévu pour, idéalement, 9h00 mais probablement plus vers 10h00. Le couché fut relativement tôt et le réveil, sans cadran, vers 7h00. Bon départ. En plus, j'ai réussi à faire la majorité de mes bagages la veille. Mais, aillant ci et ça à faire, je fini par partir à 10h15. Pas si pire.
Première destination: le parc écologique Godefroy (charmant endroit à visiter, surtout avec des enfants) à Bécancour en passant par les terres et la 132. Rien d'extraordinaire mais toujours plaisant.
Après maximum une dizaine de minutes de repos, c'est de l'autoroute jusqu'au fameux crâne à Shawinigan. Il existe maintenant une photo de plus de ce lieu trop souvent photographié (immortalisé est trop poétique pour la chose).
Par la suite, la 155 vers La Tuque. Superbe route mais il y a autant de branleux que peu d'endroits pour dépasser. Mais bon.
Arrêt au parc des Chutes-de-la-Petite-Rivière-Bostonnais qui semble vraiment intéressant à visiter mais 1. il fait trop chaud pour marcher avec les bottes et pantalons de moto, 2. je ne veux pas traîner manteau et casque et 3. je ne veux pas arriver à Roberval trop tard.
Dernier arrêt prévu avant le motel à Roberval: un gîte ayant le même nom que celui de famille d'une amie (bonjour Isabelle!). Cependant, le chemin y menant est mal placé (dans une courbe et de l'autre côté de la route) et semble être en gravelle molle. Je décide de passer tout droit et d'arrêter au prochain endroit propice. Je n'ai plus de destination dans Google Map, je dois entrer celle du motel lors de la prochaine pause. Après presque 90 minutes de route (ce qui est trop), j'arrive à Chambord. Je me dis que j'arrêterai (de nouveau) au Relais du Bleuet (encore merci Marc-André pour la recommandation). Arrivé là, le stationnement est désert... Je continue vers Roberval. Après une bonne vingtaine de minutes, je réalise que, une fois de plus, je n'ai pas arrêté à temps et que je suis de nouveau dans un état où il m'est difficile d'arrêter. Je décide donc soudainement d'arrêter dans la cours d'un Lebeau pour au moins mettre le motel en destination, question de ne pas passer tout droit. Étrange, je droit rebrousser chemin et je suis à près d'une heure de la destination... Mais bon, Gugule connaît le chemin. Une fois presque revenu au Relais du Bleuet, je vois que la prochaine indication est de tourner sur la 155. Je réalise alors que j'ai entré par erreur l'endroit où j'ai décidé de ne pas arrêter. Cliss. Dans le stationnement de... hé oui! Le Relais du Bleuet, je rentre la bonne destination et je fais de nouveau demi-tour. Le motel est à 280 m du Lebeau, on le voit de là. Re-cliss.
Finalement, j'arrive vers 16h15. Je m'installe un peu et je graisse ma chaîne. Merde, j'ai oublié d'acheter une autre... canette? bombonne? de lubrifiant avant mon départ. À regarder après le souper... Je marche 30 min jusqu'au Camp du Draveur. Il fait très chaud, la bonne brise qu'il y avait au motel se fait rarement sentir. J'arrive en sueur et assoiffé. J'ai dû boire près d'un pichet d'eau. La gentille serveuse a vite décidé qu'il était plus simple de remplir mon verre à chaque occasion.
Je recommande chaleureusement la place. Ce n'est pas donné mais ça en vaut le prix. Délicieux et portions très généreuses.
Une fois revenu à ma chambre, je regarde où je pourrais acheter du lubrifiant à chaîne. La seule place que je trouve (ouverte un dimanche (on est samedi)) est le Walmart d'Alma. Un détour de presque 2 heures. On va espérer en avoir assez jusqu'à Amos ou Val-d'Or.
À 20h45, je suis complèment claqué. J'abandonne l'idée de finir ce texte (j'étais rendu juste après mon départ de Saint-Hyacinthe). J'écoute un peu de télévision (à peine plus longtemps que ça a pris pour trouver quelque chose de relativement intéressant (Sexe Illégal sont... particuliers). Dodo de bonne heure.

424 km

samedi 29 juin 2024

Les Manics jour 4 de 4 - 24 juin 2024

Bonne St-Jean!

Réveil encore une fois avant le cadran un peu avant 7h. Fred et Marie travaillent à 8h30. Nous sortons la moto du camion, déjeunons de délicieux pains dorés faits avec du pain ménage que Fred à acheté à la Boulangerie au P'tit Four à Forestville. Ils partent travailler, je prends mon temps, je vais les saluer et pars vers 10h. J'ai chaud malgré que ce soit un peu frais (19°C), je décide de ne mettre mon manteau de pluie qu'une fois rendu à Caisse Populaire de Clermont (10-15 min).

Arrivé là, je passe tout droit, le bâtiment n'abrite plus une caisse. Tout de suite après, je vois la nouvelle caisse de l'autre côté de la 138. Malgré les prévisions (80% de possibilité de précipitation), pas une goutte de pluie, je décide de continuer sans le manteau de pluie. J'arrêterai probablement à Baie-St-Paul le mettre.

Toujours pas de pluie à Baie-St-Paul, c'est un peu frais sans la manteau mais je suis quand-même bien, on continue.

À la Porte de Charlevoix (où il y avait le restaurant le Montagnard, RIP), j'arrête finalement. Je me stationné un peu à l'écart, je n'ai pas à faire le plein (fait à La Malbaie en partant, selon Gugule et l'estimé de la Ibex, je devrais arriver avec 15 km restant). Pendant ma pause, plein de véhicules arrivent dont un pick-up avec une grosse remorque et il se stationne pas mal en plein milieu. Un camion de livraison arrive aussi et doit aller juste à côté d'où je suis. Je me ramasse un peu dans les jambes, principalement dû à l'autre avec sa roulotte d'au moins 30 pieds en plein milieu de la place. Je mets finalement le manteau de pluie et je repars.

Quelque gouttes de pluie à Beaupré et Québec mais rien qui ne justifierait le stock de pluie. La température fait en sorte que je suis content de l'avoir quand-même. La traversée de la ville de Québec se fait bien et j'arrête fait une pause à Île halte routière super moderne pas longtemps après avoir traversé le fleuve.

Rendu à Laurier-Station, la pluie commence finalement. Selon les prévisions météo, je devrais être sous la flotte depuis le début... Le stock de pluie et les bottes font un excellent travail, je suis au sec. Ce n'est pas la déluge mais ça tombe pas pire un peu avant Drummondville. Rendu là, la pluie arrête et la route est même rendue sèche un peu avant St-Hyacinthe.

Arrivée à la maison vers 13h30. Il me reste finalement pour un estimé de 60 km d'essence. Je peux donc faire près de 400 km avec un plein sans trop faire attention. Excellent! On défait les bagages, on se repose un peu et départ pour Montréal vers 19h. Travail à partir des bureaux de l'entreprise d'un couple d'amis (si un jour vous lisez ce texte: salut Alex! Salut Doum!) et tournage en fin de journée. Mais ce n'est pas de la moto donc rien à conter ici...

Les Manics jour 3 de 4 - 23 juin 2024

Doux réveil au son des pas des occupants de la chambre d'à côté sur le perron et les marches en métal. Quand-même pas si pire, il est un peu après 6h. On prend le temps de se lever, notre visite n'est qu'à 9h et nous sommes à quelques minutes de route.

Nous allons déjeuner au restaurant du motel. Mis à part la déco, ça fait vraiment penser à une café de shop. Omelette jambon fromage à 15$ et quelque servie en deux minutes. Excepté la vitesse de production, je fait facilement aussi bien chez moi. Mais bon. Ça fait la job et c'est pas mal le seul choix.

Nous devons quitter la chambre "vers 10-11h". Visite de 1h30 à 9h, nous aurons assez de temps pour revenir, prendre nos choses et que je mettes mes pantalons de moto. Départ pour la centrale en camion.

Nous arrivons avant l'ouverture. Il y a déjà un groupe de motards (surtout de Spyders et 2-3 Harley) composé de vétérans militaires. Les portes ouvrent, on mouse demande une pièce d'identité... Mon portefeuille est resté au motel. Heureusement que c'est à côté! Huit minutes plus tard, nous sommes de retour, nous réussissons l'inscription cette fois et nous faisons le tour des informations sur la centrale en attendant le début de la visite. Il y a énormément d'archives vidéo puisque, durant l'Expo 67, le chantier battait son plein. Hergé l'a visiter, un album de Bob Morane (Terreur à la Manicouagan) s'y déroule, un village (maintenant abonné) y a été créé pour loger les 4000 travailleurs et leur famille, il y avait deux réseaux téléphoniques (téléphones verts: appels locaux seulement, téléphones noirs: appels externes)... Plein de choses à voir et lire.

La visite débute comme l'autre : une présentation d'environ 30 min de notre sympatique guide, Flora. Une des premières choses qu'elle nous dit est que la visite dure deux heures... Oups, nous allons quitter la chambre en retard. Pas grand chose qu'on puisse y faire sauf laisser tomber la visite, le but principal du voyage.

La centrale (où l'électricité est produite) est moins impressionnante que celle de Jean-Lesage mais le barrage... Se tenir au pied de la plus grande voûte (170 m) est vraiment impressionnant. Tout comme s'arrête en autobus (tous les déplacements s'y font par ce moyen, le site est immense) sur le dessus du barrage et comparer la vue de la vallée et du réservoir juste de l'autre côté. Bref, une autre visite à faire au moins une fois et une autre guide fort sympathique (et moins propagandiste) qui nous impressionne aussi par ses connaissances et sa capacité à marcher de reculons.

Retour à la chambre un peu après 11h. En me dépêchant, je ferme la porte entre deux voyages, la poignée est verrouillée (j'ai seulement ouvert la porte, je n'ai pas pris le temps de la déverrouiller)... Je vais donc à la réception/caisse/comptoir d'information/place où jaser avec l'employé(e) qui travaille/etc. pour demander une deuxième clef. La fille m'en prête une avec le sourire, je crois qu'ils n'attendent pas tant que ça que nous quittions. 10 min plus tard, je ramène les deux clefs, je fait le plein (2,149$ le litre) et nous repartons.

La route est plus facile en étant plus reposé. Cependant, c'est beaucoup plus frais qu'hier, j'aurais dû mettre mon polar. C'est tout de même extrêmement intéressant comme parcours, même "pris" derrière un groupe de vétérans qui ne roulent bien en bas de la limite et des vitesses recommandées.

Arrivé à la Centrale Jean-Lesage, je m'empresse d'arrêter pour, enfin!, prendre une pause. Avant de repartir, je mets les vêtements de pluie. C'est plus chaud (ça ne s'est pas réchauffé) et ils annoncent des averses à Baie-Comeau et de la pluie à La Malbaie.

Un gros 20-25 min plus tard, je suis au point de rendez-vous à atteindre Fred. J'ai l'impression qu'il arrivera 20 min après mois comme hier. J'en profite pour manger un peu et, surtout, de m'étirer le dos, marcher, bref, prendre une bonne pause.

En l'attendant, je me dis que la 138 n'est pas la plus intéressante des route (cent fois mieux que la 20 mais...), il va pleuvoir (je veux tester mon stock de pluie mais je devrais en avoir l'occasion en masse demain) et c'est toujours plaisant de faire de la route dans le camion avec lui. Quand il arrive environ 20 min après moi (c'est beau la constance), nous remettons la moto dans le camion.

Après un dîner tardif à la Cantine chez Nat (place honnête malgré les champignons dans la sauce à spag (joyeux défi: différencier des morceaux de champignons des frites seulement à l'oeil, question de ne pas avoir à se mettre des premiers dans la bouche)), direction La Malbaie.

Nous décidons de prendre le traversier quitte à attendre 2-3 heures. A jaser dans le camion ça va passer assez vite et ça va prendre moins d'essence.

Arrivé à Tadoussac, aucune attente, nous embarquons directement, nous sommes au début de la troisième file. Soit nous sommes très chanceux et il n'y a vraiment pas beaucoup de monde où la grève est terminée. Le traversier part à peine 2-3 minutes après notre arrivée et nous en voyons un deuxième qui part de l'autre rive. Semblerait que la grève soit bel et bien terminée. Nous en aurons la confirmation peu après lors d'un appel avec un ami de Fred qui demeure aussi a La Malbaie.

Nous arrivons chez Fred et Marie un peu après 20h. Léger souper (soupe maison au poulet, délicieux!) et dodo, brûlés encore une fois. Je vais tout écrire à mon retour...